5e biennale PEC

Faculté d’éducation

Université de l’Alberta

Colloque financé par

l’Association canadienne pour l’étude du curriculum

Le 21 et 22 octobre 2011

Renseignements sur l’inscription :

Pour les universitaires et employés à temps plein: Tarif Early Bird (payé en entier avant le 31 août 2011), 150,00 $; Tarif ordinaire (après le 1er septembre 2011), 175,00 $

Pour les étudiants/retirés/sans emploi: Tarif Early Bird (payé en entier avant le 31 août 2011): 75,00 $; Tarif ordinaire (après le 1er septembre 2011), 100,00 $

Pour plus d’informations sur la façon d’enregistrer votre paiement, veuillez s’il vous plaît cliquer sur le lien suivant: informations sur le processus de paiement.

Vous pouvez trouver des informations sur les logements et les restaurants ici.

Thème du conférence : Le 5e conférence biennal provoquer les études du curriculum invita des académiques à travers le Canada et à l’international à provoquer une « esthétique de la vulnérabilité » qui se rapporte à la façon dont nous pourrions apprendre à vivre une vie éthiquement, si telle chose existe, en tant que chercheurs du curriculum dans le 21e siècle. De même, lors de ce colloque nous encourageons nos présentateurs à nous provoquer à repenser la différente façon dans laquelle engager l’esthétique de la vulnérabilité nous permet des possibilités pour reconstruire les conditions nécessaires pour que la justice sociale ait lieu à l’intérieur et à l’extérieur des institutions scolaires publiques. De plus, des spécialistes en études de curriculum, des artistes et des étudiants aux études supérieures furent invités à provoquer la façon dont nos appréhensions de l’altérité, de ses performances de l’esthétique de la vulnérabilité matérielle et sémiotique respectives, pourraient nous inciter à repenser nos croyances fermement ancrées au sujet de nos théories de curriculum actuelles et de nos pratiques pédagogiques.

Nous espérons que lors de ce colloque, entre autres choses, vous allez tous venir nous aider à provoquer des esthétiques particulières de la vulnérabilité qui répondent à des besoins soudains d’ailleurs que nous, comme Butler (2004) nous le suggère, ne pouvons pas anticiper en tant que pédagogues. Lors de cette rencontre pédagogique des provocations de curriculum, nous nous demanderons, entre autres questions, pourrions-nous tous apprendre les uns des autres au sujet de conceptualisations alternatives de ce que Britzman (1998) nomme justement « the arts of getting by » (l’art de se débrouiller)?

Conférenciers invités

The Secret Life of Vulnerability

We had taken our places at the table

For some words after the break, following

On various comings and goings.

And when—twice—the professor said, “hope,”

The celestial fireworks following the verb

Had us rocketing skywards too.  I had always suspected

The poet’s powerful leanings, but now I reckoned

How few exchanges we had actually come to know

Between pedagogy, providence, and rain.

(Judith Robertson, 2010)

Dans cette présentation, Judith P. Robertson, écrivaine, peintre et professeure de l’Université d’Ottawa à la retraite, fait appel à la poésie et à la peinture pour déchiffrer l’étude de curriculum dans une géographie de la vulnérabilité — à la fois comme espaces matériels/physiques et en tant qu’espaces métaphoriques/mythiques/psychiques. La vulnérabilité s’effectue ici en forme d’esthétique régénératrice et leitmotiv qui caractérise les moments d’apprentissage. À partir de la vulnérabilité, la résistance de la vie peut émerger. Si la vulnérabilité est un espace propice et potentiel dans le domaine du curriculum, alors que pourrait-il signifier de s’approprier cet espace à la fois intrépide et fragile à l’imagination pédagogique? La communication poétique et visuelle de Robertson évoque une réponse esthétique à cette question difficile. Ses poèmes passent à travers les frontières psychiques et géographiques en curriculum, en invoquant les dangers et les possibilités de la temporalité et de la spatialité dans l’apprentissage ainsi que la désignation toujours précaire des limites entre soi et l’autre. Les poèmes revisitent le chaos qui peut parfois empreindre les moments de l’apprentissage, dans lequel la singularité du temps, l’extravagance et la miniaturisation du temps et sa durée pléthorique informent et agitent, présentant à tous les apprenants, à la fois aux étudiants et aux enseignants, les tensions et le déséquilibre – c’est-à-dire la vulnérabilité – à partir de laquelle la perception joyeuse et l’imagination débordante sont conçues.

Judith Robertson est l’auteure de deux livres : Provocations: Sylvia Ashton-Warner and Excitability in Education et l’ouvrage à succès du NCTE Teaching for a Tolerant World, Essays and Resources (avec le Comité du NCTE sur l’enseignement concernant le génocide et l’intolérance). Elle est récipiendaire de nombreuses distinctions, y compris l’éminente professeure de l’année à l’Université d’Ottawa. Son travail dans l’éducation s’appuie sur les théories psychanalytiques et la spatialité afin d’examiner l’expérience littéraire. Ses nouvelles publications incluent “Saltwater Chronicles: Reading Representational Spaces in Selected Book Clubs in St. John’s, Newfoundland”, “Poems in Newfoundland Time”, et “The Private Uses of Quiet Grandeur: A Study of the Literary Pilgrim.” Peintre passionnée et poète, Judith vit à Terre-Neuve et à Longboat Key en Floride.

Provoquer une discipline de vent et de pédagogies de vulnérabilité: un métissage autochtone

Par le biais de la flûte, de l’écriture lyrique et des arts visuels, Vicki Kelly crée un métissage autochtone qui effectue une esthétique de la vulnérabilité comme un moyen de provoquer de nouvelles compréhensions de curriculum. Elle nous demande d’examiner comment de telles offrandes de vulnérabilité peuvent créer en nous des sensibilités qui nous permettent de témoigner des rencontres profondes avec l’autre. Lors de sa performance, Vicki nous invitera à pénétrer des pédagogies de vulnérabilité en nous offrant des occasions d’apprendre et de transformer nos blessures en dons de grâce et en capacités pour comprendre les complexités de la condition humaine. Elle rassemble des éléments de son expérience vécue en créant un filetage de lignes  d’exploration, en tant que métissage autochtone, pour effectuer les esthétiques de la vulnérabilité qui rendent honneur à nos esprits apprenants.

Érudit Métisse, Vicki Kelly est anishinabe et écossaise. Ses recherches actuelles se situent dans les domaines de l’éducation autochtone, l’éducation artistique et l’éducation écologique. Ses projets de recherche se concentrent sur les études du curriculum pour revitaliser les savoirs, les pédagogies, la langue et la culture autochtones. Elle travaille particulièrement avec le métissage, le portrait narratif ainsi que des méthodologies de recherche fondées sur les arts. En tant qu’artiste, elle a étudié la danse, les arts visuels et la flûte autochtone.  Elle a également œuvré en tant qu’art-thérapeute dans le cadre de diverses initiatives thérapeutiques en Europe et en Amérique du Nord. En tant qu’éducatrice, elle a travaillé en éducation pour les niveaux maternelle-12e et pour les adultes avec des approches intégrées et holistiques à l’apprentissage à long terme. En tant qu’érudit Métisse, éducatrice et artiste, Vicki s’est engagée à tisser les fils différents de sa vie dans un motif tressé de compréhension.

Actes du colloque: L’horaire du colloque.